Après un premier cas humain détecté dans les Pyrénées-Orientales en juillet dernier, une quarantaine de cas d’infection équine au virus West Nile ont été recensés ces dernières semaines sur le pourtour méditerranéen.
Une transmission exclusivement par les moustiques
Le virus West Nile est principalement transmis par les moustiques du genre Culex, dits « moustiques communs ». Ceux-ci se contaminent en piquant des oiseaux sauvages infectés, qui constituent le principal réservoir du virus.
Les humains et les chevaux peuvent être infectés à leur tour à la suite d’une piqûre de moustique contaminé. En revanche, ce sont des hôtes accidentels qui constituent des culs-de-sac épidémiologiques. En d’autres termes, les humains et les chevaux ne peuvent pas transmettre le virus à leur tour. Il n’existe donc pas de contamination du cheval à l’homme, ni d’homme à homme, ni de cheval à cheval !
Les signes cliniques qui doivent alerter
Chez l’humain comme chez le cheval, la majorité des infections restent sans symptôme.
Chez l’humain, lorsqu’ils apparaissent, les symptômes peuvent notamment se traduire par une fièvre brutale, des maux de tête, des douleurs musculaires ou une éruption cutanée. Dans les rares cas où l’infection évolue vers une forme plus sévère, des complications neurologiques peuvent survenir. En cas de symptômes évocateurs après une exposition aux moustiques, il est recommandé de consulter un médecin dans les meilleurs délais.
Chez le cheval, l’infection peut également passer inaperçue ou se limiter à une simple fièvre. Dans les formes les plus graves, des symptômes neurologiques peuvent apparaître : tremblements, démarche anormale, manque de coordination, faiblesse, abattement ou encore difficultés à se déplacer. L’apparition de tels signes doit conduire à contacter rapidement un vétérinaire.
Se protéger des moustiques
Chez le cheval, un vaccin contre le virus West Nile existe et la vaccination est considérée comme le moyen de prévention le plus efficace. Son coût (une centaine d’euros par injection) peut toutefois représenter un budget conséquent. De plus, un délai d’environ trois à quatre semaines est nécessaire pour permettre à l’immunité de s’installer. La vaccination doit donc idéalement être réalisée avant le début de la saison des moustiques. En pleine période estivale, une vaccination tardive ne permet pas de bénéficier immédiatement d’une protection optimale.
Pour limiter le risque de piqûres, plusieurs mesures peuvent être mises en place :
- supprimer les eaux stagnantes autour des habitations et des installations équestres, afin de limiter les lieux de reproduction des moustiques ;
- porter des vêtements couvrants / des chemises anti-insectes pour les équidés ;
- utiliser un répulsif adapté.
Les détenteurs d’équidés sont également invités à rentrer les animaux dans des bâtiments fermés au crépuscule, période à laquelle le moustique Culex commence son activité et durant laquelle il pique principalement.
La vigilance reste donc de mise, particulièrement dans les zones où la circulation du virus West Nile est signalée.
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