La boussole, cet outil incontournable ( ?) du randonneur et cavalier de TREC…

Qu’est-ce que la boussole ?

« Une boussole est un instrument de navigation constitué d’une aiguille magnétisée qui s’aligne sur le champ magnétique de la Terre. Elle indique ainsi le nord magnétique, direction du pôle Nord magnétique, à ne pas confondre avec le nord géographique. La différence entre les deux directions en un lieu donné s’appelle la déclinaison magnétique (…) »

« La boussole a plusieurs usages : navigation, artillerie, géodésie etc. En navigation, elle peut servir à déterminer la position présente de l’utilisateur ou bien indiquer une marche à suivre (…) »

Extraits de l’article Wikipédia consacré à ce sujet brûlant… mais concrètement, pour le cavalier randonneur ou de TREC…

A quoi sert la boussole ???La boussole, cet outil incontournable ( ?) du randonneur et cavalier de TREC…

C’est la question que se posent encore sans doute nombre d’entre vous qui n’ont pas participé au TREC de ce dimanche au Placis Vert, à Thorigné Fouillard… car, en effet, dans le cadre de randos plus ou moins organisées, en milieu non hostile, sur des itinéraires jalonnés de pastilles « Equibreizh », de calvaires ou… de bistrots du village, nul besoin de se servir d’une boussole pour atteindre à peu près dans les temps la halte du soir !

En revanche, dès qu’il s’agit de s’orienter au cœur de la forêt de Rennes, en respectant scrupuleusement les chemins autorisés aux chevaux, c’est une autre affaire… je dis bien « scrupuleusement », car si on y va « au pif », d’un rond point à l’autre, en se repérant aux panneaux indiquant le nom des allées forestières et en se référant grossièrement au GR, on s’en sort aussi !… mais, imperceptiblement, on se retrouve à 100 m, parfois plus, du tracé idéal ! Et ce qui en rando, ne porte pas à conséquence, peut coûter cher dans le cadre d’une épreuve d’orientation !!!

Aussi, lors du débriefing du POR, dimanche, j’en ai profité pour donner quelques tuyaux aux cavaliers ; à commencer par ne pas se fier au balisage du GR qui, bien souvent, ne correspond pas au tracé de la carte ! Ensuite, se servir des limites de parcelles forestières, matérialisées pas des numéros peints en noir et blanc sur les arbres ; enfin, et surtout, évaluer précisément les distances, à l’aide de la réglette de la boussole, en n’hésitant pas à mettre pied à terre au besoin, dans le cas ou son cheval n’est toujours pas « étalonné *»… mais j’ai omis de souligner l’importance de cet outil souvent négligé : la boussole.

 

La boussole, c’est ce petit machin en plastique, qui, avec un peu d’entraînement, peut vous permettre de ne plus jamais vous perdre, en forêt ou ailleurs !

(Il faut préciser que la question de « déclinaison magnétique », différence entre le Nord de la carte (nord géographique) et le Nord indique par l’aiguille mobile de la boussole (nord magnétique) est quasi insignifiante dans le cadre d’activités équestres, il est donc inutile de s’en préoccuper à ce niveau…)

Comment se servir de la boussole ?

Pour passer aux choses concrètes, voici un petit « mode d’emploi » de la boussole :

1. Pour commencer, il faut poser votre boussole sur la carte pour relever l’ « angle de marche » (que l’on appelle aussi « azimut ») de départ… et on se fiche bien de savoir ce que nous indique l’aiguille rouge de la boussole pendant ce temps-là ! Il n’est pas nécessaire d’orienter systématiquement la carte vers le Nord !

2. Une fois que votre boussole est dans le sens de la marche (flèche de direction vers la direction à suivre), il faut faire pivoter la capsule mobile jusqu’à l’aligner sur le nord géographique (le nord de la carte). Pour cela, deux astuces : chercher la parallèle à un repère nord-sud (trait noir continu sur la carte, bord de la carte) ou la perpendiculaire aux écritures (toujours orientées ouest-est). La capsule mobile comporte généralement des lignes parallèles qui vous serviront de repères. Cependant, méfiance ! Dans le cas de carte imprimée à partir d’un logiciel comme IGN rando, et en général dans le cas de photocopies de carte IGN, le bord de votre feuille a peu de chances d’être parfaitement orienté nord-sud ; aidez-vous plutôt des écritures et, si possible, tracez avant de partir la perpendiculaire à l’axe ouest-est, ça vous servira plus tard !)

3. Maintenant, vous allez pouvoir quitter votre carte et regarder votre azimut, par curiosité : en relever la valeur n’a pas d’importance pour suivre la bonne direction, il n’y a que sur les tronçons en « azimuts-distances » qu’on s’amuse à lire les numéros. La chose importante est de faire pivoter votre boussole de façon à aligner le nord de votre capsule et l’aiguille magnétique. Lorsque c’est fait, vous n’avez plus qu’à suivre la flèche de direction !!!

La boussole, cet outil incontournable ( ?) du randonneur et cavalier de TREC…

Et voilà, il s’agissait d’un exemple de cette fameuse « méthode 1, 2, 3 » dont vous avez peut-être déjà entendu parler…)… et vous voilà parti(e) sur votre POR ou votre randonnée ! Il ne vous reste plus qu’à reproduire cette petite manipulation (qui prend moins de 10 secondes en réalité) à chaque carrefour, ou en tous cas à chaque carrefour où vous avez un doute !

L’erreur fondamentale du cavalier étourdi** étant de continuer à avancer, alors qu’il a un doute sur l’endroit où il se trouve… en cas de doute, il faut toujours ( !) revenir au dernier endroit dont vous étiez sûr, et refaire le point : faire correspondre les éléments remarquables, c’est-à-dire les éléments indiqués sur la carte et les éléments existants sur le terrain, évaluer la prochaine distance à parcourir et l’azimut à suivre… les trois fondamentaux du POR !

Une prochaine fois, nous verrons malgré tout comment il est possible de « faire le point » avec la boussole et la carte, lorsqu’il est trop tard et qu’on est déjà perdu… !

Nadia

*L’étalonnage du cheval consiste à évaluer le nombre de foulées nécessaires à celui-ci pour parcourir une distance donnée, dans une cadence de référence. Pour étalonner votre cheval, posez des jalons dans un chemin au sol régulier en vous aidant d’un décamètre, à 0, 100 et 200m ; parcourez plusieurs fois cette distance au trot, en vous efforçant de conserver une régularité dans l’allure (c’est une question de feeling ! Vous devez déterminer ensemble une allure « de référence ».) et comptez le nombre de fois où vous vous asseyez dans la selle au trot enlevé. Faites une moyenne des valeurs relevées, et vous obtiendrez un « compte-tour », qui vous permettra d’évaluer désormais avec précision les distances parcourues avec votre cheval… et vous saurez à quel moment il faut tourner ! (lorsqu’il y a un contrôle ou une balise en jeu, l’effort en vaut la peine !!!)

** J’ai des noms !!!

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